Un projet vidéo d'entreprise se déroule en six étapes : cadrage, écriture, préproduction, tournage, montage, livraison. Comptez six à dix semaines entre la première réunion et le film final pour un projet standard, dont la moitié se joue avant que la caméra sorte. Les trois moments où vous devez valider sont l'axe narratif, le scénario ou le déroulé d'interviews, et le premier montage. Un tournage dure généralement un à deux jours, le montage deux à trois semaines avec deux tours de retours inclus. Comptez 6 000 à 15 000 € pour un film d'entreprise abouti. Studio FLF, présent à Angers, Paris et Miami, cadre chaque projet en amont pour que les délais tiennent.
Quand une entreprise commande un film pour la première fois, la question qui revient n'est presque jamais le prix. C'est le temps. Combien de semaines, combien de réunions, combien de jours à immobiliser des équipes, et à quel moment faut-il trancher. Voici le déroulé réel d'un projet vidéo, avec les délais que nous constatons et les endroits précis où les projets prennent du retard.
Combien de temps prend un projet vidéo du début à la fin ?
Pour un film d'entreprise standard, comptez six à dix semaines entre la première réunion et la livraison. Ce délai surprend souvent, parce qu'on imagine un projet vidéo comme un tournage. Le tournage représente en réalité un à deux jours sur huit semaines. Tout le reste est de la préparation et du montage.
| Étape | Durée type | Qui pilote |
|---|---|---|
| Cadrage et objectifs | 1 semaine | Vous et l'équipe de production |
| Écriture et axe narratif | 1 à 2 semaines | L'équipe de production, vous validez |
| Préproduction et logistique | 1 à 2 semaines | L'équipe de production |
| Tournage | 1 à 2 jours | L'équipe de production sur site |
| Montage et retours | 2 à 3 semaines | L'équipe de production, vous validez |
| Livraison et déclinaisons | 3 à 5 jours | L'équipe de production |
Un projet peut aller plus vite, jusqu'à trois ou quatre semaines, quand le sujet est simple et la décision centralisée sur une seule personne. Il peut aussi s'étirer à trois mois, presque toujours pour la même raison : la validation passe par un comité et personne ne tranche.
Que se passe-t-il avant le tournage ?
Les deux premières étapes décident de la qualité du film bien plus que le matériel utilisé le jour du tournage. C'est là que se pose la seule question qui compte : à qui parle ce film et qu'est-ce qu'il doit provoquer chez cette personne.
- Le cadrage : une réunion d'une heure pour définir la cible, l'objectif, le lieu de diffusion et le format. Un film destiné à un salon n'est pas celui qui recrute sur LinkedIn.
- L'écriture : l'équipe de production propose un axe narratif, puis un scénario ou un déroulé d'interviews. C'est votre première vraie validation, et la plus importante.
- La préproduction : repérages, planning, choix des intervenants, autorisations, matériel, plan de tournage. Tout ce qui n'est pas réglé ici se paiera en heures perdues le jour du tournage.
Si vous partez de zéro, notre guide sur comment écrire un brief vidéo efficace vous fait gagner la première semaine entière.
Un tournage bien préparé est un tournage ennuyeux. C'est exactement ce qu'on cherche.
À quoi ressemble une journée de tournage ?
Une journée de tournage type démarre tôt, autour de huit heures, pour installer avant que les équipes arrivent. On tourne les interviews le matin, quand les intervenants sont frais et disponibles, puis les images d'illustration l'après-midi, quand l'activité bat son plein. Un intervenant mobilise en général quarante-cinq minutes à une heure, pas une journée.
- Une seule personne référente sur site côté client, capable de débloquer un accès ou de rappeler un intervenant en retard.
- Des créneaux confirmés pour chaque interview, communiqués la semaine précédente et non le matin même.
- Des lieux réservés, y compris les salles de réunion utilisées comme décor d'interview.
- Des autorisations de droit à l'image signées avant, pas après.
- Un plan B météo quand des séquences extérieures conditionnent le film.
Le détail opérationnel de cette journée est dans notre guide comment préparer un tournage en entreprise.
Comment se passe le montage et combien de retours sont prévus ?
Le montage démarre par un dérushage, c'est à dire le tri de plusieurs heures d'images pour n'en garder que la matière utile. Vient ensuite un premier montage, présenté en général dix à quinze jours après le tournage. C'est sur cette version que vous donnez vos retours, sur le fond : l'ordre des idées, les phrases gardées, le rythme.
Un projet sain comprend deux tours de retours. Le premier porte sur la structure, le second sur les détails, textes à l'écran et corrections mineures. Au delà, le film ne s'améliore plus, il s'use. La règle qui fait gagner le plus de temps consiste à centraliser les retours dans un seul document, envoyé une seule fois, avec un arbitre désigné en cas de désaccord interne.
La livraison inclut le film principal et ses déclinaisons : formats courts verticaux, version sous titrée, version sans texte pour un usage international. C'est le moment de demander tous les formats dont vous aurez besoin dans l'année, pas six mois plus tard.
Où les projets vidéo prennent-ils du retard ?
Le retard vient rarement de la production. Il vient presque toujours de trois points identiques, que l'on peut désamorcer dès la première réunion.
- La validation de l'axe narratif : quand cinq personnes doivent approuver la direction, prévoyez un arbitre unique dès le départ.
- La disponibilité des intervenants : un dirigeant repoussé de trois semaines repousse le film de trois semaines.
- Les retours dispersés : des remarques qui arrivent par mail, en réunion et par message ajoutent facilement dix jours au montage.
Pour situer le budget de votre projet, vous pouvez utiliser notre estimateur ou consulter le guide combien coûte un film d'entreprise, puis en parler avec notre équipe de production.