Un motion designer anime ce qui ne se filme pas : une idée, un chiffre, un procédé, une interface, un logo. C'est un métier à part entière, souvent confondu avec celui du monteur ou du graphiste, et souvent demandé pour de mauvaises raisons. Voici ce que fait un motion designer, quand une entreprise en a besoin plutôt que d'un tournage, ce qu'il livre, ce qui fait le prix, et comment le mêler à des images réelles.
Ce que fait un motion designer
Il part d'une intention (faire comprendre, faire ressentir, faire retenir) et la traduit en mouvement : typographies animées, schémas qui se construisent, données qui prennent forme, personnages ou objets en deux ou trois dimensions, habillages de films (titres, transitions, sous-titres). Il travaille à partir d'un script et d'une charte, et il livre des fichiers prêts à diffuser.
Quand une entreprise en a besoin
Quand ce qu'elle vend est abstrait : un logiciel, un service financier, un procédé invisible, une donnée. Quand il faut expliquer en une minute quelque chose qui prend dix minutes à l'oral. Quand le film doit être traduit et mis à jour souvent, ce qui coûte peu en animation et beaucoup en tournage. Quand il faut habiller un film réel : titres, chiffres à l'écran, schémas, sous-titres. Et quand il n'y a rien à filmer, parce que le produit n'existe pas encore ou ne se voit pas.
Quand elle n'en a pas besoin
Quand il s'agit de confiance. Un film de marque, un portrait de dirigeant, un témoignage client, un film de recrutement ne s'animent pas : ils se tournent, avec des gens réels. Une entreprise qui remplace ses visages par des personnages animés dit, sans le vouloir, qu'elle n'a rien à montrer.
Les livrables
Un script et un storyboard validés avant l'animation. Une maquette animée. Le film final dans les formats demandés (horizontal, vertical, carré), avec et sans voix, avec sous-titres, dans chaque langue. Les fichiers sources ou non, selon ce qui est convenu. Et les déclinaisons courtes pour les réseaux.
Ce qui fait le prix
La durée compte moins que la complexité : le nombre de scènes, le style (typographie simple, illustration, 3D), les personnages, la voix, la musique, les langues, et le nombre d'allers-retours. Une minute de typographie animée et une minute de 3D avec personnages ne sont pas le même travail. Demandez le devis par étape, pas par minute.
Mêler animation et images réelles
La combinaison qui sert le mieux une entreprise : des gens réels qui parlent, et le motion design qui explique ce qu'ils disent (chiffres, schémas, interfaces). Le réel donne confiance, l'animation fait comprendre. C'est ainsi que Studio FLF intègre le motion design à ses films : jamais à la place des gens, toujours à côté.
Si vous devez faire comprendre quelque chose d'abstrait, dites-nous quoi : on vous dit ce qui s'anime, ce qui se tourne, et ce qui se mêle.